La place du collectif dans le mvt

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La place du collectif dans le mvt

Message par Ponpon le Ven 15 Oct - 19:34

Quelle place est celle de l'APEN dans le débat qui s'ouvre sur la retraite?

Je pense qu'il nous faut nous joindre à l'effort syndical sans essayer de les dépasser malgrè leur hésitaion.

Le rôle d'information et de relais semble bien fonctionner car en quelques jours nous avons présenter de manière directe et claire notre groupe et notre fonction à une centaine de collègues plus ou moins attentifs et intéressés. Les tours dans les collèges, la rencontre avec de nouveaux collègues motivés sont des moyens efficaces à la conservation de cet esprit de corps qui fait la solidarité professionnelle.

Nous avons prouvé et nous prouvons que cette place de lien est vacante malgré l'offre syndicale large. En effet où étaient les collègues syndicalistes jeudi et vendredi matin? Nous les avons trouvés dans leurs collèges: au boulot. Ils n'ont pas reçu d'information précise de leur direction et étaient dans des positions d'attente.
Notre liberté nous permet donc une action ou des réactions rapides cependant notre petit nombre bloque l'impact que notre mode d'action pourrait offrir.
Rien n'est parfait.

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Quel Bilan ?

Message par NicoM le Sam 16 Oct - 10:56

Rien ne peut être parfait, surtoutaprès deux mois d'existence.
Merci en tout cas de poser le débat.


Je ne comprends pas par contre enquoi nous « dépasserions » les syndicats et surtoutpourquoi nous y aspirerions (?). Nous n'avons pas vocation à êtreun groupe d'activiste, même si la situation sur Rouen nousacculerait à le paraître par défaut.
Je pense comprendre d'où vient cette impression de les « dépasser » : cela fait 3 joursque nous avons envoyé un mail à l'ensemble des syndicats de l'EN du76 demandant un lieu de rendez-vous commun pour l'agglo de Rouen afinde se retrouver avec tous les collègues qui souhaiteraient faire latournée des établissements . Résultat : nada (cf ;http://apen76.fr/spip/spip.php?article35).Partout en France il en est pourtant ainsi, regarder au Havre parexemple...


Nous nous sommes décarcasséscomme on pouvait.


Une majorité d'entre nous avonsoeuvré auprès de nos collègues respectifs,. Dans nosétablissements nous avons tous participé et même le plussouvent provoqué une AG se concluant par la mise en place de lagrève tournante. Le fait de s'y rendre tout en étant le/la 1eregréviste à toujours fait réfléchir nos collègues.
C'était la première fois pour uncertain nombre d'entre nous que nous intervenions de la sorte.


Nous nous sommes aussi organiséspour tourner dans des établissements où nous connaissions descollègues. Nous aurions espéré êtreencadrés par descollègues expérimentés et syndiqués, il n'en fut rien.
Partout nos passages se sont traduitssoit par une AG soit par la mise en place de la grève tournante(excepté à Fontenelle où les collègues qui s'étaient inscrits se sont rayés faute de nombre). Ces collègues, après avoirexorcisé leurs souvenirs de 2003 ne nous demandaient qu'une chose :un vrai programme d'action afin de ne pas perdre de l'argent vainement. Car qui dit grève tournante dit minorité de collèguesisolés sans perspectivesdans leurs établissements. N'avoir comme unique perspective le pointde rdv de 11h suivi d'une manif n'est pas satisfaisant pour celui oucelle qui sacrifie une journée de salaire. De même aucun de nos syndicats respectifs n'a daigné ne serait-ce que prendre en compte les informations que nous avions glanées sur le terrain. No comments.



Devant cette absence de volonté demettre en place une structure pour l'ensemble des personnels de l'ENsur les temps morts des actions de l'interpro, nousavons l'impression d'être contraints à agir à notre échelle de« petit collectif ». Sauf que sans notre structure, où etcomment aurions pu ne serait-ce qu'agir ? Nous sommes une moitié desyndiqués. Lequel de nos syndicats nous a proposé individuellementun cadre d'actions collectives ou même un simple lieu de rendez-vous? Au moins, même si concrètement notre action est limitée, j'aila conscience tranquille d'avoir agi à mon échelle.
Cependant, justement pour ne pastomber dans une forme d'activisme primaire, il nous faut essayerd'être en adéquation avec la réalité locale. Ainsi hier nousn'étions finalement que 2 en reconduction, une partie d'entre nous arejoint son établissement pour se réunir de nouveau avec leurscollègues, une partie a préféré de ne pas reconduire, démobilisépar l'absence de réponse à notre demande qui ne faisait que relayercelle des collègues rencontrés sur le terrain. Résultat la tournéedes établissements a été remplacée par un café et nous n'avonspas à culpabiliser.



Alors comment caractériser la naturede notre engagement ?


Un engagement à notre échelle decollectif de 2 mois. Partis de 4/5 collègues au 3ème trimestre del'année dernière, nous sommes aujourd'hui une vingtaine (dont 3 auHavre , 1 à Dieppe & 2 dans l'Eure). Nous avons toujours affirménotre volonté de ne pas avoir à se transformer en« super-militant » et nous n'avons pas à nousculpabiliser lorsque des collègues préfèrent retourner au collègedevant une telle conjoncture locale.




Un engagement formateur. Militer c'estexpliquer, argumenter et apporter un débat, c'est faire oeuvre depédagogie. Militer c'est aussi accumuler de l'expérience. Pourcertains d'entre nous il s'agit d'une première expérience, cemouvement peut être aussi envisagé comme une propédeutique aumilitantisme. L'enjeu est que cette expérience demeure positive, iln'y aurait aucun intérêt à se muter en collectif d'aigris. Les organisationssyndicales ont leurs propres stratégies individuelles etcollectives, apprenons à les décrypter et ne pas se limiter ausimple constat que rien n'est proposé localement pour l'EN.


Enfin un de nos axes était de diffuserl'information auprès des collègues dispersés dans l'académie,notamment auprès de ceux qui non syndiqués n'avaient pas accès àune information.
Le groupe facebook (« apensoixanteseize ») créé pendant le mouvement apparaît être unsuccès (plus d'une cinquantaine de collègues 4/5 jours après sacréation) tout comme le site de plus en plus visité (≈ 830visites au mois de septembre à notre premier mois d'existence &≈ 50 visites p. j. -entre 5 & 14 pages vues par visites)depuis une semaine-).



En conclusion, nous avons agit à notre échelle ni plus ni moins. En tant qu'individus syndiqués nous avons tenter de contacter, en vain, nos organisations. En tant que collectif, tout nous reste à construire et à consolider.... Don't shame on us.

NicoM

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autre question induite par la première :Comment envisager la suite de cette mobilisation ?

Message par NicoM le Sam 16 Oct - 11:01

autre question induite par la première :Comment envisager la suite de cettemobilisation ?


Il serait bien que la semaineprochaine nous soyons capable d'organiser entre nous au moins une oudeux voitures pour tourner dans les établissements et de soumettrecette idée à nos collègues respectifs (mot dans la salle desprofs, mails etc.). Pour se faire il faut penser à la mise en placed'un calendrier et un programme de tournée où s'inscrirait tous lescollègues grévistes.
Et ne pas se démobiliser si l'on ne seretrouve qu'à 3 ou 4 de l'APEN, en valeur relative (voire mêmeabsolue parfois !!) ce n'est pas mal comparé au nombre de militantsde certains syndicats...


Actualité dense oblige, nousmultiplions les mails /forum / coup de téléphone etc. au détrimentd'une communication interne totalement efficiente. Résultat nous nen'arrivons à répondre à tous ses messages & sollicitations.
De même peu d'entre nous, faute de s'yêtre pencher, ne maîtrise encore la rédaction d'un article surSPIP (même mdp que forum) ou même l'envoi d'un message sur leforum. Par exemple c'est la Grosse Bertha qui semble se taper seuletoute la partie « actus » du site :http://apen76.fr/spip/spip.php?rubrique4).Si tous nous pouvions avoir le réflexe d'y rédiger les infos dontil dispose (avec mention des sources, c'est important).


Nous devons devons revenir dès larentrée à tout ce que nous avons laissé en chantier (contact desautres collectifs précaires ; finir les kits ; mettre en place lanewsletter bi-hebdomadaire ; l'état des lieux sur la précaritédans l'EN etc.).
Un rendez-vous important auquel il nousfaut aussi nous préparer (partie interne du forum) estl'organisation de l' « AG d'hiver » évoquée lors de nos2 dernières réunions. Il s'agit de lancer une réuniontrimestrielle permettant de tous nous rassembler afin de faire unbilan de ces 3 mois & de re-poser les grands axes de notreengagement. L'idée étant aussi de réunir tous ceux quisouhaiteraient nous rencontrer à cette occasion, il nous faut donccontinuer à demander autour de nous qui serait intéressé-e (seuls3 d'entre nous ont remonté cette info, ils ramèneraient en moy. 4/5 personnes, si tous pouvions agir de la sorte..). De même arrêter la date pourrait être une première étape intéressante (cf. doodle encours).

NicoM

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Re: La place du collectif dans le mvt

Message par INFO_APEN le Dim 17 Oct - 14:48

Salut,

Effectivement il faut continuer às'organiser et veiller à ne pas se décourager, c'est-à-dire garderdes forces. On fait comme tu dis avec « à notre échelle », avec les moyens du bord .. Et on se débrouille pas trop maljusqu'à présent.


Quand aux « défections »de vendredi, dont je fais parti, que dire à part qu'on est aussiles premiers à bien vouloir reconduire dans la mesure où desactions nous sont proposées. Là est toute la limite de notre typede collectif : on ne peut se substituer aux orgas syndicales toutcomme rien ne remplace un bon délégué syndical qui s'investitdans son bahut. Le problème reste que l'on a par définition pas deréels ancrages en tant que contract' ou TZR. Quant aux pointspositifs du collectif, ils sont nombreux comme tu le rappelles. C'estbien d'ailleurs pour cela que certains d'entre nous sont aussisyndiqués.


Quelques idées de grands axes pour lasemaine prochaine :


- s'inscrire dans toute les actions del'interpro et se rapprocher des secteurs qui se bagarrent (demandersi l'on peut se joindre aux postiers par exemple). D'autant plus quecelles-ci semblent se multiplier pour la semaine prochaine. De bellesperspectives pour se booster le moral auprès de personnescombattives et d'enrichir notre expérience «militante ».


- mieux s'organiser entre nous lors destemps morts des actions de l'interpro. Continuer à se prévoir unplanning (qui et quand l'un d'entre nous est en grève ; quelscréneaux sont disponibles etc.).
Quelques collègues nous font signequ'ils sont prêt à nous rejoindre à partir de mardi, les contacterau plus via leurs facebook.

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Re: La place du collectif dans le mvt

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